Une française expatriée à Seoul : Ses expériences désagréables et agréables

Une française expatriée à Seoul : Ses expériences désagréables et agréables

999178_10151804961416287_2031064343_n

Tchintcha a rencontré une expatriée française vivant à Seoul. Pour vous nous lui avons posé des questions que bon nombre d’entre vous se sont déjà posés et n’ont pas forcément eu les réponses attendues. Cette interview se subdivise en 3 parties :

Bien évidemment emménager dans un pays, y vivre en immersion comporte des avantages et des inconvénients. Souvent ce sont des choses auxquelles on s’attend avant de s’installer parce qu’un voyage se prépare. Toutefois une part d’aléa et d’inconnu agrémente la vie sur place. Cela peut donner lieu à des expériences appréciables comme à des expériences désagréables voire choquantes. Amélie nous fait le bilan de ses expériences.

1. T’es t-il arrivé des expériences désagréables ou choquantes ?

A mon arrivée, j’ai été choquée de trouver des Coréens en costard et d’autres en jeans tout simplement en train de dormir dans la rue, par terre, parfois dans leur vomi et que personne ne les aide, que personne n’appelle la police ou un ambulance mais les laisse là comme des SDF… C’est un des côtés de la Corée auquel j’essaie encore aujourd’hui de m’habituer… C’est un pays ou tout le monde s’entraide mais qui est malgré tout si individualiste. Je ne comprends pas qu’on trouve normal de laisser son pote sur le trottoir ivre mort et qu’on rentre chez soi la conscience tranquille, même si on est soi-même ivre… Les gens dans la rue c’est pareil, ils font mine de ne pas les voir… Donc je suis devenue coréenne… je fais aussi mine de ne pas voir car on m’a dit qu’il fallait les laisser là jusqu’à ce qu’ils se réveillent et que ce n’était pas à nous d’appeler qui que ce soit. J’obéis…

J’ai été victime d’une certaine forme de racisme… on ne m’a jamais lancé d’œuf pourri ou fait tomber dans la rue parce que je suis blanche. Mais j’ai été refusée au restaurant, une vieille dame a marmonné en passant à côté de moi que la Corée était finie à cause de gens comme moi, pensant que je ne comprenais pas sa langue surement… Je n’ai par contre pas été témoin de racisme envers d’autres étrangers. J’ai juste été mal à l’aise au tout début de mon séjour en Corée, quand un ami coréen qui n’avait jamais vu de femmes voilées a traversé la rue pour s’approcher de l’une d’entre-elles et la regarder avec insistance comme s’il s’agissait d’une bête de foire.

2. Au contraire que t’ai t-il arrivé de particulièrement positif ?

321023_10150335992688447_948822746_n

Le centre de langue dans lequel étudiait Amélie

Mon expérience la plus positive correspond au jour où j’ai reçu mon diplôme de fin d’études du coréen niveau 6 dans mon centre de langue. En 17 ans d’existence, c’était la première fois que le centre de langue de mon université remettait ce diplôme. Je me suis sentie pour ma camarade diplômée aussi et moi, très fière. C’était comme un accomplissement. Je ne prétends pas être parfaite en coréen mais ce diplôme atteste de mon niveau et j’en tire une grande fierté et une grande joie. Après mon apprentissage en autodidacte, pour ensuite m’installer en Corée et continuer à apprendre dans ce centre de langue, je me retrouve honorée par ce papier. Les efforts n’ont pas été vains.

Autre chose positive : toutes ces personnes incroyables qui se sont trouvées sur mon chemin, que j’ai eu la chance de rencontrer, qui m’ont aidée, soutenue. Je suis un peu solitaire et très indépendante, mais se sentir entourée c’est comme une bouffée d’air frais, finalement on en a besoin.

Autre très grand moment pour moi : lorsque j’ai pu réaliser l’un de mes « rêves »… Apprendre à jouer du Gayageum (cithare coréenne), chose que je voulais faire bien avant de m’installer en Corée. J’ai reçu 10 semaines de cours par un professeur faisant partie d’un grand orchestre de Gayageum.

Et pour finir, et c’est actuel : j’ai été acceptée à l’université et ai obtenu la bourse. Donc je peux étudier sans avoir à payer les 3 400€ du semestre. Je suis un peu stressée car pour continuer à recevoir la bourse au semestre prochain je dois avoir de bonnes notes, mais pour ça il faut se battre… Alors, fighting !!

Vous avez aimé ? Vous voulez en savoir plus sur la vie d’Amélie ? Vous pouvez la retrouver sur son blog : le blog de Shinnari !

cr : Themadbrownbunny

1 Comment

  1. Avatar
    melody octobre 21, 2013

    ouah elle a du courage de s’installer en corée 00

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Follow

Get every new post on this blog delivered to your Inbox.

Join other followers:

- bids5 - bids6 - bids5 - bids6 - bids5 - bids6 - bids5 - bids6 - bids5 - bids6